Stage Hyoho Niten Ichi Ryu dimanche 16 décembre, dojo de Saint-Brice

•décembre 11, 2012 • Poster un commentaire

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Stage Aïkido Yuishinkaï dimanche 2 décembre, dojo de Saint-Brice

•novembre 26, 2012 • Poster un commentaire

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L’orfèvre et son élève, I

•octobre 20, 2012 • Poster un commentaire

Lors du dernier stage avec Maruyama sensei, j’ai pu entendre l’histoire suivante.

Un orfèvre vit arriver le moment de former un élève. Il examina les candidatures et choisit le débutant qui lui correspondait.

Chaque jour, au milieu de taches quotidiennes qui animent l’atelier et la boutique, il appelait l’élève et lui montrait la pierre sur laquelle il travaillait. Il s’agissait d’une authentique pierre qu’il façonnait selon son cœur, celui du gemme et le sien propre. Les pierres ont des lignes de faiblesse qui les font éclater si on les ignorent. ()

Samouraï et kshatriya, exposition photographique autour des recherches de Nguyen Thanh Thiên

•septembre 24, 2012 • Poster un commentaire

Du mercredi 26/09 au dimanche 7/10. Vernissage jeudi 27/09 à 19h.
Entrée libre. Exposition photographique autour des recherches de Nguyen Thanh Thiên, enseignant à Vincennes.
Photographies de Antonin Borgeaud. Textes de Nguyen Thanh Thiên.

Lieu

Espace Daniel-Sorano
1§ rue Charles Pathé
94300 Vincennes

M° : Château de Vincennes
RER : Vincennes

Reprise des cours

•juin 11, 2012 • Poster un commentaire

Enfants et adolescents

Les horaires ont changé. Voir la page dédiée.

Adultes

Les cours reprennent à Vincennes le jeudi 13 septembre. Je vous donne rendez-vous au stand de la journée des associations du samedi 8 septembre. Les élèves peuvent m’aider à tenir le stand et les futurs élèves poser des questions !

Apprendre plusieurs fois la même chose, c’est cela l’ouverture d’esprit.

•janvier 1, 2012 • Poster un commentaire

Fils et petit fils d’escrimeur, j’ai eu la chance de pouvoir moi aussi pratiquer ce sport pendant une quinzaine d’années. Dans cette discipline, j’ai appris le respect de l’adversaire, celui de l’histoire de ce sport et donc de l’étiquette liée à sa pratique.

Parallèlement à cette pratique, je me suis passionné pour les pays asiatiques et l’histoire. Principalement l’Indonésie dans ma très jeune enfance puis le Japon à l’adolescence. J’ai très rapidement été attiré sur la forme par le folklore populaire des samouraïs avant de m’y intéresser sur le fond de façon plus sincère.

Ayant dû arrêter la pratique du sport pendant quelques années, j’ai souhaité reprendre une activité. Très rapidement, mes recherches se sont portées vers la pratique de l’arme blanche et par facilité, à nouveau vers l’escrime.

Mais à la lecture du Gorin No Sho, il est dit que la facilité n’est pas la Voie. J’avais soif de me rapprocher de cette Voie que peu ont suivie. Appréhender les raisons de cet enseignement et sa finalité. Si tant est qu’il en ait une.

Après quelques recherches, j’ai eu connaissance d’une école en France qui propose d’étudier le sabre en bois selon les indications de Miyamoto Musashi. J’ai intégré cette école et commencé à en suivre l’enseignement.

Dès le premier cours, j’ai appris énormément. Etre débutant est une chance qui ne se reproduit jamais deux fois dans une pratique. Chaque effort produit nous éloigne de cet état. Les chemins disponibles au début sont de moins en moins nombreux. Contrairement à l’importance de l’individualisme de notre société d’aujourd’hui, la seule solution envisageable est de tirer le plus grand nombre vers le haut. On progresse donc toujours en s’appuyant sur les connaissances portées par les autres. Je suis certainement aujourd’hui le plus débutant de tous les élèves que je connais et je mesure cette chance que j’ai.

La pratique de la stratégie du Niten Ichi Ryu amène à apprendre définitivement. Cela ne veut pas dire que nous n’aurons plus rien à apprendre lorsque nous seront arrivés au terme de l’apprentissage de la Voie. Mais, au contraire, de ne plus jamais se satisfaire et d’être heureux chaque jour de ne pas tout savoir. On comprend alors qu’on aura la chance toute sa vie de continuer à apprendre et que la vie n’est faite que de moments qui se substituent les uns aux autres. On ne cherche plus alors à rêver de ce que l’on fera, mais on vit dans la réalité de ce que l’on fait.

J’ai longtemps essayé d’étudier seul, de faire le plus d’efforts qu’il m’était possible de produire. Ou plutôt que je me sentais capable de produire. Mais en réalité, ces efforts ne sont qu’une infime portion de ce que nous sommes tous capables de faire. La Voie de Musashi m’a permis de m’améliorer tout en conservant ce que je suis au plus profond de moi.

Comme le conseille Musashi, je ne me suis pas limité à une pratique unique. Toutes les pratiques doivent être étudiées. Non pas pour qu’elles soient toutes suivies, mais qu’elles nous soient connues. Apprendre et connaître sont les piliers de ce que nous pourrons apprendre et connaître. Il ne faut donc pas les négliger et les considérer comme acquis. Il ne faut jamais les reporter et encore moins les repousser.

Cette Voie qui a traversé les âges est très certainement plus actuelle que jamais. Chaque mot du Gorin No Sho peut être lu un millier de fois comme la première. On pourra le comprendre différemment à chaque fois. On peut apprendre plusieurs fois la même chose. C’est cela l’ouverture d’esprit.

Les Samouraïs sont très souvent considérés comme ayant peu d’amour pour la vie et trop pour la mort. En réalité, c’est l’inverse. Il faut vivre comme si nous étions déjà morts et mourir comme si nous devions encore vivre après. Une mauvaise lecture des textes évoquant les Samouraïs amène à des erreurs graves. Mais ces erreurs ne sont pas le fait d’une Voie, mais bien d’une certaine lecture intéressée. Et l’essence même des Samouraïs est d’être désintéressée. Le fanatisme n’est donc pas la Voie.

La pratique du sabre n’est qu’un vecteur de cette Voie. En aucun cas l’unique moyen de pratiquer. Par la pratique, j’ai compris cela. Dans le Niten Ichi Ryu, nous n’apprenons donc pas le sabre, ni le moyen de tuer. Nous apprenons à défendre la vie et à donner la notre pour y arriver. Quel qu’en soit le vecteur, y compris le sabre.

Un élève débutant

Jodo et kenjutsu, article d’un élève

•décembre 21, 2011 • 3 Commentaires

Après avoir commencé la pratique du jodo quelques saisons auparavant, j’ai souhaité prolonger et compléter ma recherche en me tournant vers l’étude d’une école ancienne de kenjutsu. Tout en renforçant d’un côté mon implication dans le jodo, j’ai donc débuté cette année l’étude de l’école Niten Ichi Ryu auprès de Philippe Nguyen Senseï.

Bien que très différentes, les deux disciplines sont liées historiquement. Le jodo moderne, une escrime mixte où l’on croise le sabre et le bâton, est issu de l’école Shinto Muso Ryu fondée par Muso Gonnosuke. D’après la tradition, il l’aurait constituée suite à sa défaite lors d’un duel avec Miyamoto Musashi, dans le but de répondre à la technique des deux sabres par laquelle il fut défait.

Si l’étude de Niten Ichi Ryu m’a immédiatement passionnée, elle s’est toutefois avérée déroutante au moins lors des premiers cours.

Il y a bien sûr l’inévitable remise en question individuelle et les habitudes avec lesquelles il faut rompre lorsqu’on est accueilli dans un nouveau dojo et qu’on aborde une nouvelle discipline : nouvelles règles, nouvelles formes de l’étiquette, nouvelle façon de témoigner le respect, nouveaux partenaires et nouveau professeur. Il faut accepter de redevenir un débutant complet et lutter contre un schéma corporel patiemment construit ailleurs pour accueillir ici un nouvel enseignement.

En outre, l’école implique d’aborder le travail différemment. Les partenaires sont plus proches. La relation et le zanshin s’en trouvent intensifiés. Le pas est plus réduit et n’est pas glissé comme en jodo : il doit convenir à l’étude hors des seuls parquets, sur des terrains naturels.

Si le travail des hanches est une base essentielle de tous les arts martiaux, l’enjeu de l’explorer s’avère immédiat dans Niten Ichi Ryu. Le maniement du sabre tel qu’il y est transmis rend en effet impossible le fait de « tricher » lors des coupes, en compensant avec les bras l’absence d’effort avec les hanches. Il en est de même dans de nombreux déplacements fondés sur la rotation rapide du bassin et de l’abdomen. Des déplacements semblables existent en jodo, mais dans des katas avancés. Dans Niten Ichi Ryu, ils sont abordés dès le premier seiho !

L’étude de Niten Ichi Ryu est passionnante pour le pratiquant venu du jodo. Elle permet de redécouvrir le travail au sabre avec le sentiment de poser le pied sur un nouveau continent. Enfin, la qualité et la générosité de l’accueil ne font que renforcer le désir de poursuivre.

Alexis

 
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